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Déchets nucléaires : la communication est-elle au point ?
09/04/2013

Un dialogue encore trop top down ?

Dans ses conclusions, le rapport de SPIRAL met en garde l’ONDRAF contre une approche purement top down de la consultation de la population. Il relève que « les expériences récentes de l'ONDRAF ont montré la difficulté de mobiliser les acteurs de la société civile si le processus de consultation est soit orienté sur des questions marginales de la problématique, soit organisé dans une logique séquentielle inefficace (par exemple, trop tard) ». Or, même si aucune décision n’a encore été prise par le gouvernement, l’ONDRAF a choisi de limiter les espaces de créativité de la consultation en proposant dès le départ l'option d'enfouissement. Une façon peut-être de refermer aussitôt une porte entrouverte, même si les remarques de la population ont notamment poussé l’ONDRAF à intégrer un caractère « réversible » dans sa proposition de dépôt géologique (les déchets B&C devront pouvoir être retirés de l’installation où ils se trouvent, par exemple si des avancées scientifiques permettent de les traiter plus efficacement).

Le rapport de SPIRAL analyse aussi une différence significative dans le traitement médiatique de la question de la gestion des déchets B&C par les médias francophones et néerlandophones, surtout après la diffusion en août 2010 d'un communiqué de presse de Greenpeace qui identifie 22 communes susceptibles d'accueillir les déchets enfouis. Toutes ces communes sont situées en région flamande. « Côté francophone, les journalistes ont continué de cadrer le débat à un niveau plus global, à analyser les différentes options envisageables pour la gestion des déchets (dépôt géologique, entreposage en surface, ...), explique Céline Parotte. En Flandre, la presse est partie du principe que le dépôt géologique serait la solution retenue. Elle s’est concentrée sur ce qui la rapproche de son public : les 22 communes et leurs populations sont-elles d’accord ou pas d’accueillir ces déchets dans leur sous-sol ? La presse néerlandophone et Greenpeace sautent toutefois une étape dans le processus décisionnel car la proposition de l’ONDRAF de choisir la solution du dépôt géologique n’a pas encore été retenue par le gouvernement et même si elle l’est un jour, l’ONDRAF soutient qu’aucun site potentiel n’a encore été identifié ».

Barrils nucleaires

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