Déchets nucléaires : la communication est-elle au point ?
Le gouvernement ne se décide pasL’ONDRAF a adopté son plan pour la gestion des déchets B&C en septembre 2011. Il l’a alors transmis au gouvernement belge, qui a la responsabilité de fixer la politique en matière de gestion à long terme des déchets nucléaires. Problème : à cette époque, le gouvernement belge était en affaires courantes, et n’avait donc pas l’autorité suffisante pour prendre une décision de principe sur un tel sujet. Aucune décision politique n’a été prise depuis. Elle ne saurait tarder, puisqu’une directive européenne de 2011 oblige les Etats membres à présenter d'ici 2015 à la Commission européenne un programme détaillé fixant le calendrier et les modalités de construction de dépôts finaux pour leurs déchets radioactifs. Un système normatif à construireSPIRAL a étudié ce que le droit prévoit pour encadrer un tel processus décisionnel. Céline Parotte : « Mon collègue Sylvain Paile, assistant au département de science politique, a examiné tout ce qui existe au niveau juridique à ce sujet. Sa principale conclusion est que la loi ne dit pratiquement rien: il y a un vide juridique en ce qui concerne la manière et le moment où la consultation de la population doit être menée. Même la directive européenne, qui stipule l'obligation de prendre en compte l’avis de la population, ne mentionne pas comment on doit le faire. On peut donc se permettre d’être créatif, le système normatif est encore à construire ». Dans son Plan Déchets, l'ONDRAF estime que ce système normatif à établir devrait impliquer « la création d’un organe de suivi indépendant », car il ne se sent en effet pas le mieux placé pour organiser ou accompagner des processus participatifs. Le rapport de SPIRAL fournit quelques pistes en analysant les processus décisionnels participatifs mis en place en France, en Suisse, en Suède et en Grande-Bretagne. |
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