DBIRD, un moteur de la diversité des protéines
19/04/12

Complexe-DBIRD

Etablir des liens avec la pathologie

En résumé : en présence de DBIRD, la vitesse d’élongation de l’ARN polymérase II augmente ce qui engendre l’exclusion des exons riches en A/T de l’ARN messager final. Par contre, en absence de DBIRD, l’ARN polymérase II étant plus lente, elle a le temps de transcrire les exons riches en A/T et ceux-ci sont alors inclus dans l’ARN messager mature.

La mise au jour de ce nouveau mécanisme qui régule l’épissage alternatif des ARNm par l’intermédiaire de la transcription par l’ARN polymérase II a valu aux chercheurs une publication dans la revue Nature (1).

Un autre aspect important de cette étude est la présence de la protéine DBC1 au sein du complexe DBIRD. « Cette protéine provient d’un gène qui se trouve dans un locus invalidé ou absent dans certains cancers du sein », indique le scientifique. « DBC1 intervient également dans d’autres types de cancers tels que le cancer de l’œsophage ou de la prostate », ajoute Pierre Close. « Outre la découverte d’un mécanisme qui relie l’épissage à la transcription, notre étude apporte de nouvelles informations concernant la fonction de la protéine DBC1 ainsi que la description de la protéine ZIRD, jusqu’ici inconnue », poursuit-il. La prochaine étape que Pierre Close et ses collègues de l’Unité de Chimie médicale vont aborder est de tenter de replacer ces nouvelles découvertes dans un contexte physiopathologique. Etablir des liens entre DBIRD, et donc DBC1 et ZIRD, et d’éventuelles pathologies permettra de définir si ce complexe protéique - ou les protéines qui le composent -pourrait constituer une cible thérapeutique intéressante pour lutter contre ces pathologies.

(1). Pierre Close, Philip East, A. Barbara Dirac-Svejstrup, Holger Hartmann, Mark Heron, Sarah Maslen, Alain Chariot, Johannes Söding, Mark Skehel & Jesper Q. Svejstrup. DBIRD complex integrates alternative mRNA splicing with RNA polymerase II transcript elongation. Nature

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