Dépister la cardiomyopathie peripartum
14/05/13

Allaiter sans risque pour le cœur

D’un point de vue thérapeutique, bloquer les microARNs-146a permettrait aux mères de pouvoir allaiter leur bébé sans risque malgré l’apparition d’une cardiomyopathie du peripartum. 

cardiomyocytes
« C’est un bon exemple de "recherche translationnelle" , c-à-d de recherche fondamentale qui s’ouvre vers de la recherche plus appliquée », souligne Ingrid Struman. « De l’étude purement fondamentale des mécanismes impliqués dans l’angiogenèse, nous sommes passés à l’identification d’un biomarqueur pouvant permettre de dépister une maladie et éventuellement de servir de cible thérapeutique  pour la guérir».

La découverte des microARNs et du rôle important qu’ils jouent dans les processus biologiques étant relativement récente, il n’existe pas encore d’antimicroARN sur le marché. « Les premiers antimicroARNs sont encore à l’étude en phase clinique. Mais il y a un réel boom de l’utilisation des microARNs en tant que biomarqueurs. Leur grand avantage est qu’ils sont très stables. Ce sont de petits ARNs protégés par une vésicule appelée exosome », indique Ingrid Struman. Selon cette dernière, le type et la structure des médicaments utilisés pour neutraliser les différents microARNs identifiés jusqu’ici sont fort semblables. Une fois qu’un antimicroARN aura été mis au point et testé, d’autres antimicroARNs - dont celui concerné dans la cardiomyopathie du peripartum - devraient donc rapidement être créés et produits.

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