Gabriella Pironti

Parcours

Gabriella Pironti a fait ses études universitaires à Naples où elle a présenté un mémoire sur Thésée et la signification du labyrinthe. Elle a ensuite suivi un DEA à Paris, à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, où elle a également défendu sa thèse sur la figure d’Aphrodite. Ce travail a fait l’objet en 2007 de la publication du supplément 18 de la revue Kernos, supplément intitulé Entre ciel et guerre. Figures d’Aphrodite en Grèce ancienne.

Cette thèse, qui remet en cause bien des idées reçues sur la «déesse de l’amour», a été préparée en co-tutelle en France et en Italie, ce qui est représentatif des deux identités culturelles de son auteur : «Je suis née en Italie et j’y ai fait une partie de mes études. Par la suite, j’ai quitté la Péninsule et je suis restée dix ans dans la capitale de l’Hexagone, jusqu’à la conclusion de ma thèse. C’est la raison pour laquelle le français, et non l’italien, est devenu ma langue de travail.»

Si Gabriella Pironti réside depuis peu à Liège, c’est qu’elle bénéficie d’un mandat de recherche post-doctoral qu’elle remplit au sein de l’ULg. Elle se plaît à rappeler aussi que, lors des innombrables recherches que nécessitait sa thèse, elle a été épaulée par Vinciane Pirenne-Delforge qui a publié en 1994 un ouvrage consacré aux cultes d’Aphrodite, œuvre pionnière qui a marqué un tournant décisif dans le débat historiographique relatif à la déesse. Le terrain avait donc été bien préparé.

Mais elle reconnaît volontiers d’autres dettes. Envers Marcel Detienne d’abord, dont elle a suivi les cours à Paris avant qu’il n’aille enseigner aux Etats-Unis. Envers Jean-Pierre Vernant aussi, regretté helléniste du Collège de France que sa formation de philosophe a amené à prospecter avec bonheur les champs de l’anthropologie, de la philologie et de l’histoire de la Grèce ancienne. Figures prestigieuses auxquelles il convient d’ajouter celles, plus éloignées dans le temps, du sociologue et ethnologue Marcel Mauss et de Georges Dumézil, l’auteur de Mythe et épopée. Il est des lignées moins prestigieuses. Aujourd’hui, elle poursuit ses recherches sur la représentation du divin dans le panthéon antique au sein de l’ULg.

Publications

PIRONTI G., Sous le ciel d’Eryx. A propos d’Elien, Sur la nature des animaux, X, 50 , in M Cartry, J.-L. Durand, R. Piettre (éds), Architecturer l’invisible (Bibliothèque de l’Ecole des hautes études), Turnhout, Brepols, 2008.

PIRONTI G., Entre ciel et guerre. Figures d’Aphrodite en Grèce ancienne, Liège, Centre international d’étude de la religion grecque antique, 2007 (Kernos, supplement 18).

PIRONTI G., Au nom d’Aphrodite : réflexions sur la figure et le nom de la déesse née de l’aphros, in N. Belayche, P. Brulé, G. Freyburger, Y. Lehmann, L. Pernot, F. Prost (eds), Nommer les dieux. Théonymes, épithètes, épiclèses dans l’Antiquité (Recherches sur les rhétoriques religieuses, 5), Turnhout, Brepols, 2005, p. 129-142.

PIRONTI G., Aphrodite dans le domaine d’Arès. Eléments pour un dialogue entre mythe et culte, in Kernos, 18, 2005, p. 167-184.

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gabriellapironti@gmail.com

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